Préface

Salut Paddy,

Je te confie ce post et son résultat à 340 vues en 4 jours (normalement, je dépasse peu la moitié), un record pour moi alors que j’avais juste envie de dire ce que j’avais sur le cœur après la visite d’amis (3 h) de Christiane qui ne m’ont rien apporté d’enrichissant, de nouveau, en trois heures.

Ne le prends pas pour toi, au contraire, avec toi, il y a une profondeur, du contenu, de la culture, je me suis même rendu compte qu’avec toi, cet attachement irait jusqu’à la meurtrissure et je préfère ça au vide.

Voilà donc l’objet, je pense qu’il y a une part de trouble que la différence crée et qui attire la lecture, un petit côté voyeur (à n’avoir aucun "j’aime", je m’en fous). Il y a une curiosité de l’autre qui a quelque chose d’intéressant, qui prouve que j’ai dû me dépasser un peu pour trouver les mots :

« Le Mauvais Plan : Fatigué. Je fréquente peu de gens ordinaires, ai accès à une autre culture, celle de ceux qui n’en ont pas. Je pourrais regarder la télé, aller à la bibliothèque, ça restera la culture de ceux qui n’en ont pas, une culture avec plusieurs temps, peut-être même plusieurs époques de retard. J’avais toujours plus jeune un côté avant-garde, des meilleurs, des premiers. Le monde handicapé est encore autre chose qu’être prolétaire, prolétaire, il vous reste une chance, même une minime, d’exister, au sens EXISTER, dans le coup, à la page… rire franchement entre gens du même monde : je ne suis pas dans mon monde, je ne suis pas comme un poisson dans l’eau mais comme une tortue Terrestre au fond de la Mer. Tout me tire vers le bas, le peu de gens qui me hissent en haut, au moindre excès d’une personne de mon monde, je tombe comme une masse dans la tristesse, l’abîme auxquels je suis habitué. Comme tous ceux de mon ghetto, j’ai la bague au doigt avec lui…

Dadu »

Cette présentation, ce texte avec toi pris à partie peut être la préface de mon livre. Je présenterai peut-être ce livre comme un échange épistolaire avec toi, si cela ne te gène aucunement, en tout cas, c’est à l’étude en plein milieu des saints de glace, car nos échanges sont trop riches pour rester inconnus. J’essaierai de leur garder leur authenticité ? Tu pourras le lire avant et après relecture/correction. Je me dis que mon humeur suivant la météo, elle devrait redevenir la même cet automne. Je sais que comme moi, tu écris pour être lu avec profondeur. Je vais donc te citer comme écrivain.

 

Amitiés,