Si ainsi, l’homme s’est créé des outils pour chasser, il pouvait encore pratiquer le troc pour ses besoins grâce à cette pratique, à ses créations d’outils, à sa médecine et ses connaissances. Par l’agriculture, il est venu à s’approprier des terres, voire à les délimiter. La propriété aurait donc donné, par un côté quantifiable du bien, une valeur à une monnaie, qu’elle soit plume ou coquillage. La monnaie naissante devenant alors stockable (le coquillage se conserve, pas une denrée), évaluable, mais aussi le début d’une société à capitaux (stock de coquillages ou de pièces de monnaie), impôts, démesure progressivement croissante. Nous stockons ainsi l’argent, le faisons fructifier en placements, spéculations… Pour certains, la dette est révélatrice d’enrichissement.

À L’HEURE ACTUELLE, UN PAYS MODERNE NE DEVRAIT-IL PAS ÉVALUER SA RICHESSE, NON PAS EN PIB, MAIS EN NOMBRE D’HEURES TRAVAILLÉES BÉNÉVOLEMENT POUR LA CAUSE HUMAINE ? Nous devrions ne pas avoir à compter notre argent, mais avoir un téléphone portable, par exemple, qui nous dise si un projet, un achat est VIABLE, compte tenu des données fournies (ou collectées).

DE CE FAIT, NOUS AURIONS RÉELLEMENT ESPOIR D’ALLONGER L’ESPÉRANCE DE VIE HUMAINE QUI, SI L’ON Y REGARDE BIEN, NE CROÎT PAS, MAIS DÉCROÎT À L’ÉCHELLE PLANÉTAIRE. (Comme en Angleterre, qui emploie déjà les mots « shit life » comme si nous n’étions pas responsables de notre bonheur !)

NOUS VIVONS AU TROISIÈME MILLÉNAIRE, NON PAS À L’HEURE DE L’HUMANISME, MAIS DE L’ARGENT

 

L’argent dont nous dépendons, s’il avait une raison d’être, maintenant s’amasse comme on a besoin de sa drogue. Plus le revenu sera élevé, plus la drogue sera « efficace ». En fait, l’argent est une ADDICTION qui n’a pas de genre, on dit de l’argent qu’« on en veut toujours plus » et l’on ne sait ce qui nous a fait « commencer », si on en est conscient !