Une pensée à méditer cependant :

J’entends que l’humanisme ait visage humain.

Pour un humaniste, cela n’est pas en remplaçant les hommes par des machines qu’on y parviendra.

Mais j’ai grandi dans un monde de machines et parfois, là, je doute, alors…

« Je sais ce que je dois faire : ESSAYER, JE VERRAI quoi en penser. »

Ma réflexion partait du fait qu’on remplace les livreurs par des machines. On aurait l’air fin en recevant le courrier ou courriel suivant :

« … Notre machine est en panne puis a été dérobée, excusez-nous de ce contretemps, le GPS intégré va localiser la machine et vos biens. Il ne vous en coûtera rien, seulement un délai d’attente contractuel d’un an. Passé ce délai, vous serez remboursé.

Nos machines sont équipées de caméras, il semblerait qu’un vélo ne lui cédant pas la priorité et non équipé d’un GPS, comme le prévoit la loi, soit fautif. Nous mettons tout en œuvre pour réparer ce préjudice et faire en sorte que le conducteur soit équipé d’un bracelet électronique pénal.

Avec toutes nos excuses… »

Je peux voir l’agnosticisme et l’athéisme, j’entends que l’humanisme ait visage humain :

« Quand on verbalisera le verre d’alcool en localisant sa molécule au volant par une nanotechnologie et que les machines prendront la place des piétons sur les trottoirs, on ne s’étonnera pas de marcher sur les routes et de mourir d’autre chose qu’une cirrhose… ! »

Le problème est bien que nous allons vers l’excès, dans notre monde moderne :

Déjà faudrait-il que le Code pénal soit mémorisable par le commun des mortels.

Ensuite, nous pourrons mieux lire les conditions générales de ventes de notre ordinateur, de nos logiciels, du site internet vendeur, enfin de l’organisme de livraison.

Tout cela me paraît dérision.