Ah, l’argent, tu entres dans tous nos calculs !

Le pire étant que plus les choses évoluent, moins nous connaissons leur valeur (prix barrés, soldes, subventions à la production, cours du pétrole, cotation en bourse) et au moins le vrai prix de la production, le vrai salaire de base du pays d’origine, donc le pays d’origine, si ce ne sont pas les pays d’origine… la part des taxes… leurs fonctions, la part non « naturelle » de l’article (si cela a encore du sens…), la part d’héritage patrimonial de l’entreprise (le coût de ses savoirs et de son expérience, de sa recherche…), tout me paraît excessivement complexe, mais la magie qui fait que cela fonctionne vient de sa complexité.

Jusqu’ici, plus les choses sont complexes, plus elles sont solides, fiables (c’est une observation scientifique, en effet). Donc, considérons qu’on avance et que le prix de l’effort humain ressemblerait à celui de la vente.

En fait, je pense qu’on en est bien loin et, à part le matériel sur mesure hors de prix (quoique lui aussi soit plus complexe à comprendre), nous ne payons pas les choses comme on le devrait équitablement. L’un ou l’autre, nous nous roulons tous mutuellement dans la farine (même sans doute en tenant compte d’une TVA croissante).

Ne prétendons pas non plus que les milliardaires méritent réellement leur salaire de la même manière que l’adulte handicapé est freiné pour dépasser un SMIC, et dans les deux cas, on se voile la face.

Tout cela me paraît dérision et comme « nous, on s’inquiète de nos soucis ! », c’est assez à gérer.

Vous remarquerez que plus on a de soucis, moins on voit la dérision si on veut y faire face. C’est pour cela que j’écris en plein mois d’août.

« Mais je ne cours pas après l’argent, je cours après l’économie. Parfait, l’équilibre est fait, la boucle est bouclée, chacun sa fonction, dont celle de l’écrivain qui écrit pour ne pas être lu parce qu’il ne développe pas ses idées en papier tout mâché, qui souhaite juste que l’on se pose quelques questions de base pour vraiment se les approprier ».