Il y a des données scientifiques qui me surprennent énormément, comme le livre numérique pour remplacer le livre, en matière de recommandation écologique : peut-être que ces livres, par la baisse des coûts de production d’une grande quantité d’accumulateurs (« accus ») et de composants de qualité, coûteront ils aussi cher en énergie que la combustion de bois (donc la production de papier pourtant recyclable comme le livre), mais je doute (en plus de la fatigue occasionnée à nos yeux par un rayonnement) que tenant compte des pertes énergétiques énormes de nos réseaux électriques, de transformateurs de plus en plus petits, un écran allumé huit heures (au minimum) par jour soit une économie comparée à un papier stable qui se relit, s’ouvre et se ferme sans rien consommer. Un jour peut-être y viendra-t-on, mais pour le moment, on nous leurre, au bénéfice de la société de consommation ou des industries.

C’est un peu comme la voiture électrique aux dépens de la voiture à hydrogène, on choisit d’orienter les progrès là où c’est commercialement rentable ─ pour taxer plus tard très cher l’énergie électrique, qui sera la seule commercialisée (détecteurs de fumée oblige) ?

Comme pour une croyance en un dieu dont l’existence n’a rien de prouvable, je pense que rien que la valeur énergétique de mille livres papier à recycler ne produise pas cinq mille lectures numériques, mais plutôt cinq cents (selon la durée de vie du matériel). Une demi-douzaine de lectures numériques de manière très arbitraire en regardant une flamme comparée à un écran (qu’il faut produire) avec le gâchis dans la nature, été comme hiver, pourrait-elle produire un livre encore actuellement ? Cette question que je n’ai jamais vue traitée en profondeur sur des expériences faisables soi-même n’est-elle pas comme une croyance non pas du Vatican, mais inculquée par les États pour leur économie ? L’argument actuel devrait rester économique et non sous couvert d’écologie, car une vérification pourrait crédibiliser l’idée du réchauffement (rapide) de la planète par les écrans. Par contre, la Terre perd son entropie, qu’elle ne perdait pas avec le tout-papier recyclable.